Rencontres

Arriver à Paris a signifié entrer dans un flux continu de rencontres. Pas seulement des artistes, mais des personnes qui vivaient l’art comme une nécessité quotidienne, et non comme une profession à défendre.

Les ateliers étaient des lieux ouverts, traversés par des discussions, des confrontations, des divergences. On y parlait peu de réussite et beaucoup de création, de doutes, de tentatives réussies ou manquées.

Durant ces années, j’ai compris que l’identité d’un artiste ne se construit pas par adhésion, mais par frottement. Chaque rencontre laissait une trace, même lorsqu’il n’y avait pas d’accord.

Les artistes français que je fréquentais avaient souvent une formation différente de la mienne. Leur rapport à l’abstraction, à la surface, au geste, était plus conceptuel, parfois détaché de la matière.

Pour moi, au contraire, le corps et le poids restaient essentiels. Même lorsque je travaillais des formes abstraites, j’éprouvais le besoin d’une résistance physique, d’une présence concrète.

C’est précisément dans la confrontation avec ces différences que les premières vraies questions ont commencé à émerger : celles qui ne cherchent pas de réponses immédiates, mais ouvrent un chemin.

Rencontres entre artistes à Paris

Rencontre avc Taillandier Yvone, Paris