Sculpture de Roberto Tagliazucchi

Psyche

Psyche naît à un moment où l’abstraction est encore mon langage principal, déjà traversé cependant par une inquiétude.

Je ne cherchais pas une figure reconnaissable, ni une forme destinée à raconter quelque chose de précis. Je cherchais une présence, une tension intérieure capable de soutenir l’espace.

Dans Psyche, la forme ne décrit pas, elle retient. C’est un corps qui ne s’offre pas, qui demeure fermé, comme s’il gardait en lui quelque chose qui ne pouvait pas encore émerger. Cette sculpture marque un passage silencieux. L’abstraction n’est plus un aboutissement, mais un seuil. Non un point d’arrivée, mais le début d’une question qui demanderait du temps pour s’éclaircir.

En la regardant aujourd’hui, je reconnais dans Psyche le moment où la création cesse de se suffire à elle-même. La forme tient, résiste, mais commence à demander autre chose : un rapport plus direct avec le corps, avec la fragilité, avec l’exposition.

Sculpture de Roberto Tagliazucchi, détail latéral