Archer, sculpture de Roberto Tagliazucchi

Archer

Après Don Quichotte, le geste change. Il n’est plus résistance, mais attention.

L’Archer naît d’une exigence différente : non pas s’opposer, mais choisir une direction. La tension n’est plus contre quelque chose, mais orientée vers un point lointain.

Le cheval et le cavalier sont inscrits dans une structure qui les maintient ensemble, comme si le mouvement était déjà contenu dans la forme. Il n’y a pas d’élan impulsif, mais une concentration.

Dans cette sculpture, j’ai cherché un équilibre entre force et mesure. La cible n’est pas visible, mais elle est présente : c’est elle qui oriente le geste, même lorsqu’on ne la voit pas.

L’Archer marque pour moi un moment de clarté : lorsque la forme cesse de se questionner et commence à assumer une responsabilité.

Archer, détail de la sculpture